Je le lis. Je le constate. Je le vis. Je le sais.
On le sait. On sait que le pays va mal. On sait que le gouvernement actuel va tout aussi mal. Avant, celui-ci se contentait de regarder sans voir. Les lunettes de mica permettaient à notre Chef du gouvernement de passer au travers des problèmes réels que traverse notre beau pays. Il aura fallu une situation alarmante dans le monde, une crise sans précédent au sein de notre gouvernement et la montée sournoise de l’islamisme radical à nos portes, pour nous secouer énergiquement et nous réveiller de notre léthargie. L’autruche, aurait-elle relevé la tête pour de bon ?
Seulement voilà, par quel bout commencer? L’extérieur, le rural, l’urbain, le scolaire ou les finances ? Le politique ou le social? La santé et l’enseignement ? Le chômage ou les salaires ? Le tourisme? La sécurité? L’éducation? Vu la crise qui sévit, tous les secteurs sont atteints. Pour ce qui est de dynamiser l’économie du pays et revigorer par la même occasion nos espoirs, quel héros intègre et stratège prendra la relève pour redresser le pays?
Nous avons besoin d’une stratégie d’assistance qui secouerait les consciences. Les meilleures réformes du monde sont vouées à l’échec sans l’apport personnel de chaque citoyen. Changer les mentalités, après des années de laisser-aller, de j’m’en foutisme et d’irresponsabilité chronique, telle est la plus immédiate et la plus urgente des priorités. Or le constat est là: plus de sens civique, plus d’éthique. Notre patriotisme fout le camp…et nos espoirs avec!
C’est la machine humaine dans son entier qui est en cause. Rouillée. Sclérosée. Corrompue. Aucune mesure économique ne fera sortir le Maroc de ce marasme sans une prise de conscience collective et effective. Combien réalisent – à leur petit niveau – le bien qu’ils font au pays en ajoutant une pierre à l’édifice, par leur vote tout simplement.
Seul le vote peut changer la donne. Nous élisons des représentants (compétents de préférence) pour nous représenter au parlement. Ils ont le devoir de reconnaitre et de protéger nos droits et libertés. À partir du vote, le Roi nomme un Chef du gouvernement issu du Parti politique qui sort majoritaire des élections législatives. Voilà pourquoi notre vote est si important.
Le Parti pour la Justice et le Développement de notre Premier ministre (PJD) n’a de justice et de développement que le nom. Avec lui, nous faisons plutôt marche arrière! Il a sensiblement rétrécit nos libertés individuelles et démocratiques et son bilan est maigre comme une peau de chagrin. Des fonctionnaires brillent par leur scandales. Nombreux sont ceux qui confondent le budget de l’État avec le leur. Bakchich et piston rongent notre société. Quel fonctionnaire accepterait de faire son méaculpa ? Quel ministre, quel élu avouerait qu’il n’a pas fait grand-chose à part … cultiver son jardin particulier au détriment de la collectivité ?
Un bon Chef de gouvernement propose un programme clair au lieu de se retrancher dans un obscur baratin islamiste et idéologique *où il mêle droit humain et droit divin.*Il n’est pas dans ses prérogatives de nous abreuver de discours religieux rétrogrades mais de chiffres à l’appui.
Un bon Chef de gouvernement ne doit en aucun cas diviser les citoyens entre “bons” et “mauvais” croyants, entre hommes et femmes (la femme est un lustre). Ses discours ne doivent pas être empreints de racisme, religiosité, discrimination, régionalisme (moqueries contre les Rifains et les Soussis) ou de non respect des minorités (droits des femmes bafoués). Au lieu de créer la confusion, nous rassemble sous une seule et même bannière celle de citoyens marocains.
Un bon Chef du gouvernement se doit d’être pragmatique et fédérateur. Quant à sa foi, elle ne regarde que lui. La foi ne fait pas loi. La gestion de la religion est la prérogative de Sa Majesté le Roi. Quant au gouvernement il a le devoir de respecter le droit constitutionnel et les valeurs de la démocratie sans utiliser la religion a des fins politiques. Et laissons Dieu s’occuper de nos âmes!
Le choix des élus de la Nation pour un Maroc moderne et démocratique se construit ici et maintenant. Il est dans notre intérêt de voter le 7 octobre prochain lors des élections législatives 2016 ne serait-ce pour exiger de nos représentants d’être leur conscience*.*
Citoyens, mobilisez-vous! Votez !