Les rues sont jonchées de feuilles mortes. Les unes superposées aux autres, les unes sur les autres, les unes écrasées par les autres. Les urnes ont parlé. Elles ont voté pour le Parti Justice et Développement (PJD). Pour les autres partis, reste le Parlement pour contrôler l’action du nouveau gouvernement, assurer notre représentation et faire entendre notre voix.
À nous de faire amende honorable et de coopérer avec toute la bonne volonté du monde pour faire progresser notre pays et contribuer à son essor économique et social. Tout gouvernement est voué à l’échec sans l’action de ses citoyens. Le vrai pouvoir appartient aux citoyens. Les urnes ont choisi mais c’est au peuple d’agir et de ne pas baisser les bras.
“Faites vos jeux*!* Les dés sont jetés, rien ne va plus.” Tout va pour le mieux, au contraire ! La victoire est pour tous. À nous de jouer maintenant. La partie vient de commencer. Une nouvelle page d’histoire s’ouvre devant nous.
Ces feuilles qui se ramassent à la pelle, sont un appel au citoyen : nous avons notre parole et elle vaut de l’or. Ne nous laissons pas emporter par le pessimisme. Cet événement n’est pas mal en soi. L’optimisme reste notre ressource. Le PJD se veut rassembleur des différentes classes sociales? Le PJD se veut le défenseur de la justice et du développement? Puisse-t-il demeurer conforme à son nom! Qu’on lui fasse confiance ! Nous travaillerons ensemble, car c’est tous ensemble que nous construisons l’avenir de notre pays.
À nous maintenant d’être vigilants et d’exiger du Chef de gouvernement de rester pragmatique et fédérateur afin qu’il nous unisse au lieu de nous diviser. La diversité fait partie de notre pays. Nous sommes tous croyants. Il n’a pas à nous dicter notre foi. La foi ne fait pas loi. La gestion de la religion est la prérogative de Sa Majesté le Roi. Quant au gouvernement il a le devoir de respecter le droit constitutionnel et les valeurs de la démocratie sans utiliser la religion à des fins politiques. À nos élus d’y veiller pour le bien de la Nation.
Il est dans notre intérêt de nous intéresser à la vie politique de notre pays ne serait-ce que pour demander à nos représentants au Parlement d’être leur conscience*.*
Ces feuilles d’automne qui parsèment nos rues, lors des législatives d’octobre, ces feuilles qui s’étalent et qui dévoilent notre état d’âme et nos différentes couleurs ne seront pas lettres mortes.
J’y crois, pour un Maroc meilleur, moderne et démocratique.