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Le lionceau et sa maman

Conte de Salwa Tazi

Salwa Tazi

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Il y avait une fois, un petit lion qui jouait dans la savane. Il adorait accompagner sa maman quand elle partait à la chasse au gibier. Il l’admirait quand elle s’élançait en rugissant et courait pour attraper les gazelles. Le lionceau Patay, de joie, remuait la queue et il attendait que sa maman revienne le chercher afin qu’ils aillent ensemble manger leur bon repas.

Un jour, tandis qu’il suivait sa maman, il est intrigué par un hérisson qui grimpait sur un énorme arbre. Patay le suit et il découvre toute la famille hérisson. Il y avait le papa, la maman et deux petits hérissons qui venaient à peine de naître.

En avançant un peu plus loin, Patay rencontre un lièvre. Il était aux aguets et Patay comprend que le lièvre chassait les hérissons. Il se mit à courir derrière lui pour protéger la famille hérisson.

Fier de son exploit, Patay revient sur ses pas pour retrouver sa maman, mais il ne sait plus où elle est. Patay est perdu !

La savane est immense et il ignore où se trouve sa maman. Elle a dû partir à la chasse aux gazelles, mais il ne l’entend pas. Triste, Patay se dirige vers une clairière près de la rivière et il se met à pleurer.

À ce moment-là, il entend une toute petite voix qui s’écrie :

— Il pleut ! Il pleut beaucoup ! Je dois me cacher !

Patay baisse les yeux et il découvre une grosse fourmi qui est trempée par ses larmes. Il se met à rire, bien malgré lui et il dit à la fourmi rouge :

— Mais non ! Ce n’est pas la pluie ! C’est moi qui pleure ! J’ai perdu ma maman ! Je ne sais plus où elle est ! Elle me manque !

— Et comment tu l’as perdue ?

— Je m’amusais et pendant ce temps-là, ma maman est allée chasser. Je ne l’ai plus revue !

— Allons à sa recherche ! On la retrouvera, tu verras !

Patay regarde la petite fourmi et il se mit à rire, une fois de plus :

— Comment ? Toi la petite fourmi tu peux m’aider à retrouver ma maman ?

— Je ne suis pas grande, mais je suis maligne ! Allez ! Aide-moi à monter sur ta crinière, je te guiderai !

Patay prend la fourmi avec sa patte et il la pose sur sa tête.

— En avant ! Avance le long de la rivière !

Et ils se mirent à marcher, marcher, marcher jusqu’au coucher du soleil.

— Petite fourmi, je suis fatigué, j’ai faim et j’ai froid ! On peut se reposer ?

— OK ! On va camper ici.

La petite fourmi rusée et intelligente, trouve un abri au pied d’un arbre, elle installe le petit lionceau et elle lui dit :

— Maintenant, tu dors. Demain est un autre jour. Nous avons du chemin à faire !

— Je retrouverai ma maman ?

— Bien sûr ! Ne t’inquiète pas !

— Elle me manque !

— Chut ! Tais-toi et dors !

Le lendemain matin, la petite fourmi réveille Patay et ensemble, ils reprennent la route. En chemin, ils rencontrent un petit hérisson. Il dit à Patay :

— Tu as sauvé mes cousins, hérisson. Un lièvre les poursuivait et tu l’as chassé avec courage ! Tu es un héros, alors, je vais t’aider à retrouver ta maman !

Et le petit hérisson prend la route avec eux.

Une autre nuit arrive et Patay est fatigué de marcher.

— Je n’en peux plus ! Je veux me reposer !

— Repose-toi, petit lion, nous te protègerons dit la fourmi courageuse.

Tous les trois, passèrent une bonne nuit et le lendemain matin, ils poursuivirent leur chemin le long de la rivière.

En route, la fourmi, le hérisson et le petit lion, chantaient pour se donner du courage. Grâce à ses amis, il savait qu’il allait retrouver sa maman.

Puis au coucher du soleil, les trois amis arrivèrent dans une clairière. De loin, ils aperçurent une troupe de lions qui se désaltéraient dans la rivière.

— Peut-être ma maman est parmi eux, se demande Patay.

— Qui sait ?

Les trois copains avancèrent avec prudence. Soudain, Patay se mit à galoper joyeusement. Il avait reconnu sa maman !

— Maman ! Maman ! Il bondit vers elle. La maman l’entourait et le caressait avec ses grosses pattes. Elle était heureuse de le retrouver sain et sauf.

— Pourquoi tu ne m’as pas obéi ?

— Désolé, maman ! La prochaine fois, je t’écouterai ! Je t’aime beaucoup !

— Moi aussi, je t’aime mon fils !

En levant sa tête, maman lion remarqua un drôle de hérisson et une toute petite fourmi. Elle demanda à Patay :

— Qui sont ces bêtes ?

— Ce sont mes nouveaux amis. Ils m’ont aidé à te retrouver !

— Bonne nouvelle ! On les protégera à notre tour.

— On ne les mangera pas, maman, hein ?

— Non ! Jamais ! Ce seront les amis de tous les lions !

— Nous formerons une belle équipe, maman !

Et c’est ainsi que Patay a retrouvé sa famille et a gagné de bons amis ! Il passait ses journées à jouer avec eux, mais jamais plus Patay ne s’éloignait de sa maman.

Patay ne voulait plus perdre sa maman.

✦ Fin ✦